Le Comité SPS
adopte les procédures sur la régionalisation et la transparence
Lors de la réunion
du Comité SPS de l'OMC qui s'est tenue les 2 et 3 avril 2008, les membres
se sont largement penchés sur les procédures visant à renforcer leurs
travaux sur les mesures sanitaires et phytosanitaires (mesures SPS,
à savoir l'innocuité des produits alimentaires, la santé des animaux
et la préservation des végétaux). A cet effet deux questions majeures
ont été soulevées. La première est relative à la reconnaissance des
régions, qu'elles soient à l'intérieur d'un pays ou à cheval sur deux
ou plusieurs pays, exemptes de maladies ou de parasites. La seconde
est relative à l'amélioration des renseignements échangés par ces différentes
régions ; la transparence en d'autres termes. Les procédures relatives
à ces deux questions ont été approuvées sans conditions lors de cette
réunion. L'adoption de ces procédures est le fruit de concertations
et discussions menées au sein du comité SPS depuis 5 ans et de discussions
d'un groupe de pays travaillant depuis un an sous l'égide de la Nouvelle
Zélande qui a abouti à un compromis. Les lignes directrices de ces compromis
sur la régionalisation et la transparence peuvent être révisées à l'avenir
sur la base de l'expérience, mais aujourd'hui les membres du comité
encouragent à son application effective.
Il faut entendre
par régionalisation la reconnaissance qu'une région exportatrice est
"exempte de maladies" ou "exempte de parasites" (ou à faible prévalence
de parasites ou de maladies). Parmi les maladies examinées au titre
de la régionalisation figurent celles dont il est souvent question au
Comité SPS: encéphalopathie spongiforme bovine (ESB ou maladie de la
vache folle), grippe aviaire, fièvre aphteuse, mouche des fruits, peste
porcine classique, etc.
Selon l'article
6 de l'Accord SPS , les gouvernements doivent reconnaître des régions
d'autres pays ou à cheval sur d'autres pays comme étant une source sûre
d'importations de produits alimentaires et de produits d'origine animale
et végétale, au lieu de fonder leurs mesures sur les seules frontières
nationales
Cette réunion qui
a enregistré pour la première fois la participation du Dr Bernard Vallat,
directeur général de l'Organisation Mondiale de la Santé Animale (OIE)
a été l'occasion de revenir sur des préoccupations au sujet des mesures
spécifiques que certains gouvernements ont mis en place, dont certains
ont trait à des questions qui ont été soulevées à plusieurs reprises
(comme la grippe aviaire, la fièvre aphteuse ou encore la vache folle).
Le Dr Bernard Vallat
a mis en garde les membres du comité sur les normes édictées par le
secteur privé, en particulier les chaînes de supermarchés et les organes
qui les représentent.